Interview de Marc Behar dans l’émission Demain Entreprendre de la chaîne Demain TV

Interview de Marc Behar dans l’émission Demain Entreprendre de la chaîne Demain TV

XMCO était l’invité de Jérôme Liebeskind dans l’émission Demain Entreprendre de la chaîne DemainTV. L’émission est consacrée aux parcours d’entrepreneurs, leurs réussites et leurs projets de développement.

Cybersécurité des PME, Cyber Threat Intelligence et recrutement dans le domaine de la cyber, Marc Behar a répondu aux questions du journaliste. En voici le résumé.

Le piratage informatique est une des menaces qui pèse de plus en plus sur les entreprises, et toutes les entreprises. Si les plus grandes prennent le risque très au sérieux, les plus petites le négligent souvent. Pourtant, ces dernières sont aussi des cibles, et il existe des moyens de se protéger.

Jérôme Liebeskind : Vous êtes le PDG d’XMCO, votre métier c’est le conseil en cybersécurité : vous inspectez les systèmes informatiques de vos clients et identifiez les failles. Allez-vous plus loin ?

Marc Behar : Notre métier est d’accompagner les clients dans la gestion de leurs problématiques de cybersécurité.
Notre métier historique est le test d’intrusion, depuis la création du cabinet, nous avons développé toute une gamme de services autour du risque d’intrusion pour aider nos clients à éviter ces intrusions ou intervenir lorsque l’intrusion est avérée.

JL : Les plus grandes entreprises ont quasiment toutes conscience du risque cyber, mais les plus petites parfois le négligent alors qu’elles sont aussi la cible des hackers.

MB : En effet, les grandes entreprises en ont pris conscience, mais cela a pris beaucoup de temps. Elles étaient à la fois conscientes des problèmes de cybersécurité mais elles n’avaient pas toujours la bonne démarche ou les bons budgets.

Pour les petites entreprises, la situation est complexe : il est compliqué d’être à la fois sur la production de leur métier avec des ressources et un nombre de collaborateurs limités, tout en faisant de la cybersécurité, qui semble éloigné du métier.

JL : Et ça, c’est quelque chose dont les pirates informatiques ont conscience et c’est pour ça qu’elles vont cibler aussi ces petites entreprises ?

Le métier du pirate informatique, c’est de ne pas être aux 35 heures… mais de cibler les victimes exploitables. C’est pourquoi ils s’orientent naturellement vers les cibles qui sont les plus fragiles.

JL : Vous lancez un livre blanc sur la Cyber Threat Intelligence qu’on pourrait traduire par « renseignement sur la menace cyber ». Pourquoi avoir voulu écrire ce livre blanc ?

MB : Ce livre blanc vient au moment où on va fêter les 10 ans de notre service de cyber-surveillance, qui a pour vocation de surveiller l’exposition de nos clients sur internet.

Il faut prendre en compte que l’exposition de nos clients sur internet est de plus en plus importante. Et fait aggravant, lorsque bon nombre d’entreprises a mis en place les outils collaboratifs ou encore des systèmes de partages de fichiers, elles n’ont pas toujours mis en œuvre l’ensemble des moyens de sécurité qui permettent de sécuriser ces échanges.

JL : J’imagine que le problème c’est à la fois de rendre ces outils de collaboration souples et pratiques tout en les rendant sûrs ?

MB : L’enjeu pour les entreprises est de combiner les fonctionnalités ou l’ergonomie des outils pour faciliter la prise en main des utilisateurs « non techniques » et d’un point de vue technique, garantir la sécurité de ces informations.

JL : Dernier mot, vous avez recruté 35 personnes sur un an. Est-ce difficile de recruter les bons profils dans le marché de la tech, que l’on sait tendu ?

Le marché est tendu, il est compliqué de trouver de bons profils, nous sommes très exigeants. On leur propose de rejoindre une aventure qui existe depuis 19 ans, qui est établie sur le marché et avec un certain nombre de valeurs dont nous sommes assez fiers. C’est vrai qu’on arrive à attirer un bon nombre de collaborateurs.


Paloma Siggini